Test Fujinon XF 23 mm f/2,8 R WR : 90 g, tropicalisé, ce que valent vraiment ses mesures
Le pancake 23 mm de Fujifilm est relevé autour de 419 € à l'été 2026, contre 449 € au lancement. La rédac Conseils Photos confronte les tests de Phototrend, Amateur Photographer et OpticalLimits : piqué, autofocus, vignetage, et le vrai match face au XF 23 mm f/2 R WR et au pancake 27 mm.
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Il pèse 90 grammes. Il mesure 23 millimètres de long, soit exactement sa focale. Et il se trouve autour de 419 € sur Amazon.fr — relevé le 19 août 2026, contre 449 € au tarif de lancement français. Le Fujinon XF 23 mm f/2,8 R WR rejoint les XF 18 mm f/2 R et XF 27 mm f/2,8 R WR dans la courte famille des pancakes de la monture X. Ce n'est pas un objectif d'appoint bricolé pour habiller un boîtier d'entrée de gamme : c'est une optique tropicalisée, à bague d'ouverture, monture métal, conçue pour vivre en permanence sur le boîtier.
Dévoilé en juin 2025 aux côtés du Fujifilm X-E5, il porte une promesse simple et redoutable : rapprocher n'importe quel hybride Fujifilm de l'expérience d'un X100VI, mais à objectifs interchangeables. Un an plus tard, les bancs d'essai sont tombés — et ils ne disent pas tous exactement la même chose.
La rédac Conseils Photos n'a pas eu ce pancake entre les mains. Ce qui suit est une synthèse critique des mesures publiées par Phototrend, Amateur Photographer, OpticalLimits, Digital Camera World et Photography Blog, recoupée avec la fiche technique du fabricant. Objectif : savoir si environ 420 € pour un f/2,8 sur APS-C, c'est un achat malin ou une coquetterie.
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Ce qu'est vraiment ce pancake (et ce que les fiches produit racontent de travers)
Commençons par nettoyer les spécifications, parce que les fiches marchandes qui circulent sur ce produit contiennent au moins une erreur qui coûte cher au moment de commander un filtre.
- Focale : 23 mm, soit un équivalent 35 mm en 24x36 — l'angle passe-partout par excellence.
- Ouverture : f/2,8 à f/16, diaphragme circulaire à 11 lamelles.
- Formule optique : 8 lentilles en 6 groupes, dont 2 asphériques — soit le même décompte que l'objectif fixe des X100V et X100VI. Attention au raccourci qui traîne partout : un décompte identique ne prouve ni des courbures, ni des espacements, ni un groupe de mise au point identiques, et Fujifilm n'a jamais déclaré les deux formules interchangeables.
- Dimensions : 61,8 x 23 mm pour 90 g.
- Filtre : 39 mm, et non 43 mm comme l'annoncent plusieurs fiches marchandes. Amateur Photographer et OpticalLimits confirment tous deux le pas de vis de 39 mm, identique à celui du pancake 27 mm.
- Distance minimale de mise au point : 20 cm, pour un grossissement de 0,15x.
- Tropicalisation : oui, neuf joints d'étanchéité selon Phototrend, résistance annoncée jusqu'à -10 °C.
- Stabilisation : aucune. Tout repose sur l'IBIS du boîtier.
Vérifiez toujours le diamètre de filtre avant de commander : c'est 39 mm. Un jeu de filtres 43 mm ne se vissera pas.
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Les forces : ce sur quoi les testeurs sont d'accord
Un format qui change le rapport au boîtier
C'est l'argument numéro un, et personne ne le conteste. Digital Camera World titre son test sur le fait que ce pancake donne à un hybride la sensation d'un compact, et raconte être parti en voyage en oubliant presque qu'il n'utilisait pas un appareil à objectif fixe.
Un mot sur les chiffres de poids, parce qu'ils circulent mélangés. Le X-E5 pèse officiellement 396 g nu et 445 g avec batterie et carte. Avec les 90 g de l'objectif, l'ensemble prêt à photographier tourne donc autour de 535 g, hors bouchons et pare-soleil — et non « sous les 500 g », chiffre qui additionne en réalité le boîtier nu et l'objectif. À titre de comparaison homogène, le X100VI pèse 521 g prêt à photographier. Le kit X-E5 n'est donc pas plus léger : il est comparable, avec l'avantage décisif de pouvoir changer d'optique.
Klaus, d'OpticalLimits, confirme que la qualité de fabrication n'en pâtit pas : le corps est en métal jusqu'à la baïonnette et jusqu'aux bagues.

Un piqué qui n'a rien d'un dépannage
Les pancakes ont longtemps traîné une réputation d'optiques sacrifiées. Andy Westlake (Amateur Photographer) constate que ce n'est plus vrai : selon lui, le XF 23 mm f/2,8 délivre des images propres et détaillées qui tiennent la charge des capteurs 40 Mpx actuels de Fujifilm, et il le juge net sur toute l'image, particulièrement à f/5,6.
Les mesures d'OpticalLimits vont dans le même sens : centre « superbe » dès f/2,8, pic de performance à f/4, courbure de champ faible, centrage correct sur l'exemplaire testé. Phototrend situe le sweet spot d'homogénéité à f/5,6 et recommande de ne pas dépasser f/8, la diffraction se manifestant rapidement. Amateur Photographer est un cran plus tolérant et n'écarte que f/16.
Autre bon point relevé par Phototrend : flare et ghosting bien maîtrisés, et aucune aberration chromatique détectable sur le terrain — OpticalLimits mesure d'ailleurs des aberrations latérales faibles à f/2,8.

Une vraie construction, pas un bouchon de luxe
- Bague d'ouverture crantée avec position A verrouillable. Sur un X-T5 ou un X-E5, dépourvus de molette PASM, elle est un vrai confort — mais ce n'est pas une nécessité fonctionnelle : ces boîtiers savent régler l'ouverture à la molette de commande quand l'objectif monté n'a pas de bague.
- Joint d'étanchéité périphérique assorti à la couleur du fût (noir ou gris pâle selon la finition).
- Pare-soleil minuscule LH-X27, à visser sur le pas de 39 mm, avec deux bouchons distincts selon qu'il est monté ou non. Précision de conditionnement : il est bien fourni avec l'objectif vendu seul, mais Amateur Photographer et la dotation publiée du kit X-E5 indiquent qu'il n'est pas inclus dans ce kit. À budgéter si vous achetez le boîtier et l'objectif ensemble.
- Détail malin relevé par Amateur Photographer : contrairement au 27 mm, le diaphragme se ferme à l'extinction du boîtier, ce qui protège le capteur d'une lumière directe.
Le résumé en une phrase, mesures en main : 23 mm de long, 90 g, bague d'ouverture dédiée, construction annoncée résistante aux intempéries — et un piqué net dès la pleine ouverture.
Les limites : là où ça se discute
L'autofocus, ou le désaccord le plus intéressant du dossier
C'est le point sur lequel les testeurs divergent le plus, et il mérite d'être exposé honnêtement plutôt que lissé. Phototrend parle d'un autofocus « très, très réactif » et lui accorde 8,4/10 sur le critère vitesse. Andy Westlake est nettement plus réservé : moteur « raisonnablement vif », mais « clairement loin d'être aussi rapide que la plupart des objectifs à mise au point interne ». OpticalLimits tranche techniquement : le moteur pas-à-pas est conceptuellement daté, la vitesse reste correcte parce que le groupe de mise au point est léger, mais on l'entend ronronner.
Les trois s'accordent en revanche sur les symptômes concrets :
- Motorisation audible, avec un petit « bzzt » quand l'AF patine (Phototrend).
- Quelques décalages en AF-C, notamment en photographiant en marchant (Phototrend). Digital Camera World évoque aussi quelques ratés d'autofocus.
- Accroche plus difficile en basse lumière avec les modes de détection avancée du sujet.
- Le bloc optique se déplace en entier pour la mise au point et dépasse de 4 mm à 20 cm, avant de se rétracter à l'extinction. Phototrend y voit une fragilité potentielle si l'on range le boîtier allumé.
Notre lecture : les deux camps mesurent la même chose avec des références différentes. Rapide pour de la street au déclenchement, lent pour du suivi de sujet mobile.
La respiration de mise au point : un vrai frein en vidéo, pas une disqualification
Conséquence directe de la mise au point par déplacement du bloc entier : le champ se resserre visiblement quand on fait le point de près. Amateur Photographer le pointe comme un défaut de premier ordre pour quiconque aime faire des transitions de point en vidéo. Soyons précis sur ce que ça exclut : les focus pull et tous les plans où le cadrage doit rester rigoureusement constant pendant que la mise au point bouge. Les plans fixes, eux, ne sont pas concernés. Pour de la photo, c'est un non-sujet.
Le vignetage, seul vrai point noir mesuré
Il faut distinguer trois choses qu'on mélange trop souvent : la mesure optique native, le rendu d'un JPEG ou d'un RAW profilé, et l'appréciation de terrain.
OpticalLimits est catégorique côté mesure native : si cet objectif a une faiblesse, c'est le vignetage. En RAW non corrigé, la chute de lumière culmine à 2,3 IL à f/2,8, ce qui serait banal en plein format mais reste très élevé pour une optique APS-C ; le phénomène est encore décrit comme élevé à f/8. Côté rendu corrigé, la correction automatique en retranche environ 1,4 IL, ramenant le problème à un niveau modéré dès f/4. Côté terrain, Phototrend et Amateur Photographer décrivent un rendu presque ou totalement corrigé vers f/5,6 dans leurs conditions de prise de vue. Les trois constats sont compatibles : ils ne parlent simplement pas de la même chose. La distorsion en barillet native, elle, reste faible (environ 2,3 % mesurés) et corrigée d'office.
Si vous développez vos RAW en désactivant les profils optiques par principe, sachez que ce pancake vous demandera du travail sur les coins. Ce n'est pas une optique pensée pour le purisme sans correction logicielle.
Bokeh et proxi : ne comptez pas dessus
OpticalLimits rappelle la réalité arithmétique : en équivalence plein format, on parle d'un « 35 mm f/4,2 » en termes de profondeur de champ. Une séparation sujet/fond reste possible à courte distance de mise au point, mais elle devient vite anecdotique aux distances d'usage courant en street. Amateur Photographer va plus loin sur le rendu : les arrière-plans peuvent devenir brouillons, avec des lisières claires autour des hautes lumières et un effet « œil de chat » prononcé dans les coins à f/2,8. Et faute de correction de la mise au point rapprochée, le piqué à 20 cm en pleine ouverture souffre d'un voile d'aberration sphérique. Phototrend note le bokeh à 7,9/10, son critère le plus bas.
Aucune stabilisation
Logique vu le gabarit, mais il faut le dire : l'objectif n'a pas d'OIS, tout repose sur l'IBIS du boîtier. Phototrend rapporte être descendu à 1 seconde à main levée — un résultat obtenu par un testeur avec un X-E5 stabilisé, pas une capacité garantie de l'objectif : le taux de réussite dépend de la technique, du sujet et du boîtier. Sur un boîtier non stabilisé — X-M5, X-E4, ou encore le X-T30 III qui fait toujours l'impasse sur l'IBIS — l'équation change du tout au tout en basse lumière.
Le match : XF 23 mm f/2,8 R WR, XF 23 mm f/2 R WR ou pancake 27 mm ?
Le vrai concurrent de ce pancake n'est pas une optique tierce. Ce sont les deux autres compactes tropicalisées du catalogue Fujifilm.
| Critère | XF 23 mm f/2,8 R WR | XF 23 mm f/2 R WR | XF 27 mm f/2,8 R WR |
|---|---|---|---|
| Année de lancement | 2025 | 2016 | 2021 |
| Équivalent 24x36 | 35 mm | 35 mm | 41 mm |
| Ouverture max | f/2,8 | f/2 | f/2,8 |
| Longueur | 23 mm | 51,9 mm | 23 mm |
| Poids (officiel) | 90 g | 180 g | 84 g |
| Diamètre de filtre | 39 mm | 43 mm | 39 mm |
| Tropicalisé | Oui | Oui | Oui |
| Prix de lancement France | 449 € | environ 500 € | 449 € |
Face au XF 23 mm f/2 R WR, l'arbitrage est purement physique : même angle de champ, un diaphragme complet en plus… mais le double du poids et plus du double de la longueur. Et contrairement à ce qu'on lit souvent, ce n'est pas « le même prix » : le f/2 a été lancé nettement plus cher en France, autour de 500 €, quand le pancake est arrivé à 449 €. Phototrend juge les performances AF du f/2 « en retrait » compte tenu de son âge, tandis qu'OpticalLimits estime la qualité optique des deux modèles « similaire ». Autrement dit : vous n'achetez pas de la qualité d'image en payant plus cher, vous achetez un diaphragme contre de l'encombrement.
Face au pancake 27 mm, Andy Westlake est sans ambiguïté : les deux objectifs se ressemblent bien plus qu'ils ne diffèrent, et la focale devient de loin le facteur décisif. 35 mm équivalent contre 41 mm équivalent : cadrage plus large et plus narratif d'un côté, plus resserré de l'autre. À noter tout de même, dans un comparatif qui se joue à quelques grammes : le 27 mm est officiellement donné pour 84 g, soit six grammes de moins que le 23 mm. Westlake avoue une préférence personnelle pour le 27 mm ; Phototrend penche pour le 23 mm. Il n'y a pas de bonne réponse, seulement la vôtre.
Et les alternatives tierces ?
- Viltrox AF 23 mm f/1,4 XF (environ 229 €) : très bon piqué, ouverture bien plus généreuse, mais gestion des aberrations et autofocus perfectibles selon Phototrend. Le meilleur rapport luminosité/prix de la monture, si la compacité n'est pas la priorité.
- Sigma 23 mm f/1,4 DC DN Contemporary (environ 499 €) : excellentes performances optiques, mais gabarit peu discret et AF pas toujours au niveau des optiques Fujifilm.
- TTArtisan AF 23 mm f/1,8 (environ 169 €) : correct pour le tarif, sans rivaliser avec les précédents.
Aucune de ces trois n'est un pancake, et aucune ne revendique une construction tropicalisée complète — mais il faut nuancer le raccourci « aucune n'est protégée ». Sigma annonce pour son 23 mm f/1,4 une structure de monture résistante à la poussière et aux éclaboussures, avec joint caoutchouc à la baïonnette. C'est un joint de monture, pas les neuf joints revendiqués pour le Fujinon sur toute la longueur du fût : la différence est réelle, mais ce n'est pas une absence totale de protection. Si votre critère numéro un est l'ouverture, les tierces gagnent. Si c'est d'oublier que l'objectif est monté, elles perdent d'office.
Pour qui c'est fait — et pour qui ça ne l'est pas
Achetez-le si :
- Vous shootez en street, en voyage ou au quotidien et vous voulez un boîtier qui rentre dans une poche de veste.
- Vous possédez un X-E5, un X-M5, un X-T5 ou tout boîtier X compact et vous cherchez l'optique qui y reste vissée en permanence.
- Vous sortez par temps humide et la tropicalisation compte.
Et par rapport à un X100VI, concrètement ?
C'est l'argument le plus répété autour de ce pancake, et le plus souvent mal posé. Il faut séparer deux scénarios très différents.
Avec un X-E5, la comparaison est serrée mais pas gagnée d'avance. Au tarif officiel français, le kit X-E5 + XF 23 mm f/2,8 et le X100VI étaient tous deux affichés à 1 799 € — et la hausse tarifaire Fujifilm effective au 1er septembre 2026 les fait passer respectivement à 1 899 € et 1 999 €. Côté poids, 535 g contre 521 g prêts à photographier. Le kit X-E5 n'est donc ni moins cher, ni plus léger : son avantage réel, c'est de pouvoir changer d'objectif. Le X100VI, lui, conserve 40,2 Mpx, l'IBIS, un viseur hybride, un obturateur central, un filtre ND intégré de 4 IL et un flash intégré.
Avec un X-M5, l'équation bascule côté prix et poids : lancé à 899 € nu et pesant 355 g, il descend nettement sous le X100VI. Mais l'écart fonctionnel est considérable : capteur 26,1 Mpx contre 40,2, pas d'IBIS, pas de viseur du tout. C'est une alternative moins chère et plus légère, pas une alternative équivalente. Notre comparatif X100VI contre X-E5 creuse ce match.
Passez votre chemin si :
- Vous cherchez du bokeh marqué : f/2,8 sur APS-C à 23 mm, la séparation reste limitée dès qu'on s'éloigne du sujet. Un 50 mm équivalent lumineux sera bien plus pertinent.
- Vous filmez avec des transitions de point : la respiration est visible et gêne les focus pull.
- Vous photographiez du sport ou de l'action : l'AF n'est pas conçu pour ça.
- Votre boîtier n'a pas d'IBIS et vous shootez souvent en intérieur sombre.
- Vous développez vos RAW sans profils de correction.
Le verdict de la rédac
Les notes convergent : 8,3/10 chez Phototrend, 4,5/5 et label « recommandé » chez Amateur Photographer, 80 % et « hautement recommandé (si vous voulez un pancake) » chez OpticalLimits. Trois méthodologies différentes, trois pays, un même constat : Fujifilm a réussi un pancake qui ne demande pas d'excuse optique.
La vraie question n'a jamais été la qualité d'image. À 449 € au lancement, le tarif crispait — Phototrend le jugeait « un tout petit peu élevé », Klaus rappelait qu'on paie cher pour un f/2,8. Autour de 419 € relevés à l'été 2026, l'équation devient plus digeste. Ce n'est pas une remise agressive, c'est un ajustement qui rend l'achat rationnel plutôt qu'affectif.
La position de la rédac Conseils Photos : c'est un excellent achat pour qui a compris ce qu'il achète — de l'encombrement négatif, une tropicalisation, et un piqué qui tient sur 40 Mpx. C'est un mauvais achat pour qui espère un objectif polyvalent unique. Le XF 23 mm f/2,8 R WR ne remplace rien dans votre sac ; il vous permet de sortir sans sac. C'est exactement ça, sa proposition de valeur, et c'est déjà beaucoup.
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FAQ
Quelle différence entre le XF 23 mm f/2,8 R WR et le XF 23 mm f/2 R WR ?
Même angle de champ (équivalent 35 mm). Le f/2 offre un diaphragme de plus, mais pèse 180 g contre 90 g et mesure 51,9 mm contre 23. Côté tarif, ils ne sont pas au même niveau : le f/2 a été lancé en France autour de 500 €, le pancake à 449 €. OpticalLimits juge leur qualité optique similaire : le choix se joue donc entre luminosité et compacité, pas entre bon et mauvais.
Est-ce que ce pancake remplace un Fujifilm X100VI ?
Pas au sens strict, et la réponse dépend du boîtier. Un X-E5 équipé de ce 23 mm pèse environ 535 g prêt à photographier contre 521 g pour le X100VI, et les deux étaient affichés au même tarif officiel français (1 799 €, portés à 1 899 € et 1 999 € au 1er septembre 2026) : ni plus léger, ni moins cher, mais évolutif. Un X-M5 est lui nettement moins cher et plus léger, au prix d'un capteur 26,1 Mpx, sans IBIS et sans viseur. Dans les deux cas, le X100VI garde son viseur hybride, son obturateur central, son filtre ND intégré et son flash.
Quelle taille de filtre pour le Fujinon XF 23 mm f/2,8 R WR ?
39 mm, comme le pancake XF 27 mm f/2,8 R WR. Plusieurs fiches marchandes annoncent 43 mm : c'est faux. Le pare-soleil LH-X27 se visse également sur ce pas de 39 mm — et il est fourni avec l'objectif vendu seul, mais pas dans le kit X-E5.
Pourquoi mes photos sont-elles sombres dans les coins à f/2,8 ?
C'est le vignetage natif de l'objectif, mesuré par OpticalLimits à 2,3 IL à pleine ouverture en RAW non corrigé — une valeur élevée pour de l'APS-C, et encore sensible à f/8 dans cette mesure. En JPEG et dans les RAW profilés, la correction automatique en retranche environ 1,4 IL, ce qui ramène le phénomène à un niveau modéré dès f/4 ; Phototrend et Amateur Photographer le décrivent comme quasiment ou totalement invisible vers f/5,6 dans leurs conditions. Si vous travaillez sans profil de correction, fermez à f/4 ou f/5,6 pour l'atténuer optiquement — sans espérer qu'il disparaisse totalement à la mesure.
Cet objectif convient-il à la vidéo ?
Pour du plan fixe, oui. Pour des transitions de point, non : la mise au point déplace tout le bloc optique, ce qui provoque une respiration visible du cadrage, comme le souligne Amateur Photographer. Le moteur AF est par ailleurs audible, ce qui peut se retrouver sur une prise de son au micro interne.
Sources citées
- Phototrend — Test Fujinon XF 23 mm f/2,8 R WR : l'objectif pancake idéal ? (Jean-Nicolas Lehec, juillet 2025, 8,3/10)
- Amateur Photographer — Fujifilm XF 23mm F2.8 R WR review (Andy Westlake, octobre 2025, 4,5/5)
- OpticalLimits — Fujinon (Fujifilm) XF 23mm f/2.8 R WR Review (Klaus, février 2026, 80 %)
- Digital Camera World — Fujifilm 23mm f/2.8 R WR review
- Photography Blog — Fujifilm XF 23mm F2.8 R WR Review
- Fujifilm — Spécifications officielles XF23mmF2.8 R WR (poids, dotation, pare-soleil LH-X27)
- Fujifilm — Spécifications officielles XF27mmF2.8 R WR (84 g)
- Fujifilm — Spécifications officielles X-E5 (396 g nu, 445 g avec batterie et carte)
- Fujifilm — Spécifications officielles X100VI (521 g)
- Sigma — 23mm F1.4 DC DN Contemporary (structure de monture résistante poussière et éclaboussures)